La Course
des Caps

Du 24 juin
au 6 juillet 2025

Boulogne-sur-Mer
Banque Populaire du Nord

N 48° 51’ 45.81’’
E 02° 17’ 15.331’’
Cartographie
en direct

Quand la course au large devient un laboratoire pour la science et l’innovation

Dans le cadre du programme Escales 2025, l’agence Sea to See – organisatrice de la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord – a proposé ce mercredi une soirée exceptionnelle, ouverte au grand public, au cœur de l’aquarium Nausicaá. Intitulée « Course au large : laboratoire d’innovation et de sciences », la rencontre a rassemblé skippers, scientifiques et passionnés autour des liens entre navigation océanique, progrès technologique et connaissance des océans.

Hier soir à Boulogne-sur-Mer, le décor immersif de Nausicaá a accueilli une soirée unique, où le monde de la voile hauturière a croisé celui de la recherche et de l’innovation. Organisé par Sea to See, en partenariat avec le centre national de la mer, l’événement a mis en lumière une dimension souvent méconnue de la course au large : sa capacité à devenir un moteur de transformation environnementale et scientifique. Alors que les préparatifs battent leur plein pour le départ de la Course des Caps, la discussion s’est ouverte avec Antoine Mermod, président de la classe IMOCA, puis le navigateur Armel Tripon. Ensemble, ils ont retracé l’évolution de la discipline vers une approche plus durable, où l’innovation technologique ne se limite plus à la quête de vitesse, mais s’attache aussi à la réduction de l’impact écologique et à la recherche de solutions responsables.



L’IMOCA, fer de lance du changement

Depuis plusieurs années, la classe IMOCA se distingue par son engagement sur plusieurs fronts. De l’introduction d’un Eco-Score à des règles favorisant l’emploi de matériaux alternatifs — tels que le lin, le carbone recyclé ou le PET — l’ensemble des acteurs de la classe s’investit dans une transformation profonde. Certaines pièces non structurelles des bateaux sont désormais conçues avec ces matériaux plus sobres, afin de tester leur viabilité et réduire leur empreinte. Mais cette mutation dépasse les aspects techniques. Elle s’accompagne d’une volonté d’agir en matière de diversité, de sécurité, d’inclusion, et surtout, de contribution scientifique. À travers ces engagements, l’IMOCA veut démontrer que la course au large peut devenir un levier concret de transition.


Des skippers au service de la recherche

La soirée a ensuite mis à l’honneur plusieurs marins engagés dans des programmes de science embarquée. Le Britannique Will Harris (Malizia – SeaExplorer) et Fabrice Amedeo (FDJ United – Wewise), l’un des précurseurs dans ce domaine, ont expliqué comment leurs voiliers collectent des données en mer : température, salinité, CO₂, ou encore microplastiques.



Ces mesures, transmises aux chercheurs, offrent des informations cruciales sur l’état des océans, notamment dans des zones peu couvertes par les instruments scientifiques classiques. Ces témoignages ont trouvé un écho direct avec ceux de Lucie Cocquempot, chercheuse à l’Ifremer, et de Claire Vayer, spécialiste de l’innovation en course au large. Elles ont souligné à quel point cette collaboration entre marins et scientifiques ouvre de nouvelles perspectives pour la compréhension de l’environnement marin. Les bateaux deviennent ainsi des plateformes itinérantes de collecte et de transmission, capables d’enrichir les réseaux d’observation internationaux.

PolaRYSE/Charal

Une relation sensible à l’océan

Au-delà des chiffres et des technologies, les marins ont partagé leur lien personnel à la mer. Isolés pendant des semaines lors de grandes traversées, confrontés à la force brute des éléments, ils développent une conscience aiguë de la fragilité des écosystèmes marins. Pour eux, la protection de l’océan n’est pas un discours, mais une nécessité vécue au quotidien.


Un public attentif et curieux

La salle, ouverte à tous, a réuni un large éventail de profils : passionnés de voile, étudiants, familles, acteurs du territoire ou simples curieux. Tous ont pu découvrir une facette nouvelle de la course au large, bien loin des clichés de performance solitaire. À travers cette rencontre, la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord affirme avec force que la voile peut devenir un outil d’utilité collective, porteur de solutions et d’espoir.


Naviguer autrement, penser l’avenir

En rassemblant sport, science et innovation dans un même élan, cette soirée a souligné l’évolution profonde de la discipline. À Nausicaá, entre les murs transparents des bassins, une certitude a émergé : la course au large ne se contente plus de tracer des routes sur les océans. Elle ouvre des voies vers un avenir plus responsable.

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