La Course
des Caps

Du 24 juin
au 6 juillet 2025

Boulogne-sur-Mer
Banque Populaire du Nord

N 48° 51’ 45.81’’
E 02° 17’ 15.331’’
Cartographie
en direct

Les premiers mots des marins



Nicolas Lunven (Holcim – PRB)


Will Harris (Malizia – Seaexplorer)

« C’était une très belle course. Nous avons passé des journées incroyables ensemble et nous nous sommes livrés à de belles batailles avec les autres bateaux. La compétition a été intense du départ jusqu’à l’arrivée, avec Charal souvent juste derrière nous, ce qui a rendu l’épreuve particulièrement passionnante. Le passage vers l’Écosse a été l’un des moments les plus exigeants, avec des conditions musclées. Chaque journée a demandé un engagement total et nous a permis de progresser face à la concurrence. La vie à bord n’a pas toujours été facile, notamment dans le petit temps où notre bateau est moins performant. Mais dès que le vent est monté, nous avons pu exprimer tout le potentiel de Malizia – Seaexplorer. La dernière nuit a été particulièrement intense, avec de nombreux virements pour maintenir notre avance sur Charal. Heureusement, nous avons trouvé le bon mode pour rester devant et avons franchi la ligne avec une dizaine de milles d’avance. Ce Tour des Îles Britanniques a vraiment tenu ses promesses. C’est une course que je n’oublierai jamais. Nous avons aussi dû gérer un moment compliqué quand Flore (Hartout), notre OBR, s’est blessée en tombant, tandis que nous cassions trois lattes de grand-voile en même temps. Ces imprévus nous ont obligés à réagir vite, et Flore a montré une grande force en continuant malgré la douleur. Cela illustre parfaitement l’importance du travail d’équipe, et je suis vraiment fier de ce que nous avons accompli ensemble. »


Jérémie Beyou (Charal) :

« C’était une très belle course, même si le début a été compliqué. On a eu du mal à s’extraire de la rade Boulogne-sur-Mer, comme si on ne voulait pas quitter la région, et on s’est retrouvés en queue de flotte. On a dû batailler pour recoller, sans rien lâcher jusqu’à la fin, et on a réussi à remonter place après place. On voyait nos camarades de Malizia – Seaexplorer, mais ils étaient finalement un peu trop loin pour que l’on puisse revenir. La course a été superbe, avec un niveau élevé devant. On aurait adoré être au contact, mais nous avons fait de notre mieux. Les conditions étaient exigeantes, surtout sur le retour où nous avons souvent dépassé les 20 nœuds de moyenne. La mer était formée, ce qui a rendu la navigation physique et intense. Au début, le petit temps n’était pas favorable pour notre bateau, et nous aurions sans doute pu mieux naviguer. Mais dès que le vent s’est renforcé, nous sommes entrés dans notre élément : le bateau avançait bien au portant et nous avons pu tirer les bons bords jusqu’au contournement des Orcades. Ensuite, au reaching, nous nous sommes vraiment régalés, et l’équipage a trouvé une belle osmose. C’est de bon augure pour la suite. Nous n’avons cessé de progresser pendant cette course, et il faut que nous continuions sur cette dynamique jusqu’à la Rolex Fastnet Race. »


Justine Mettraux (TeamWork – Team Snef)

« C’était vraiment une superbe course, sur un très beau parcours, et on en a bien profité. Il y a eu de la bagarre et on s’est vraiment fait plaisir sur l’eau. Les conditions ont été très variées : on a commencé dans la pétole, puis c’est resté engagé presque tout du long, avec des vitesses soutenues sur de longues périodes. La partie la plus intense a sans doute été la fin de course, entre la remontée au nord du DST et le long portant vers l’arrivée. Ça nous a permis de vivre plein de situations différentes. Le format, court et varié, avec beaucoup de transitions et des phases au contact, a rendu le début de course très sympa. On savait qu’au portant dans le vent fort ce serait difficile pour nous de suivre le rythme des bateaux plus récents, et c’est ce qui s’est passé. Heureusement, la météo nous a permis de recoller un peu dans la descente, et c’était chouette de ne pas finir trop loin des premiers. La fin a été exigeante, avec beaucoup de manœuvres, de virements et d’empannages jusqu’à l’arrivée. Si on n’était pas là pour faire du tourisme, le tracé nous a permis de découvrir ou de redécouvrir des paysages magnifiques : le Fastnet, la côte irlandaise, les îles des Hébrides… C’était superbe. Cette Course des Caps a vraiment tenu ses promesses. Même s’il n’y avait pas beaucoup de bateaux, il y a eu du match et je pense que tout le monde a pris beaucoup de plaisir ! »

Sam Davies (Initiatives Cœur)

« Toute la course a été intense, et les dernières journées étaient vraiment super : on a adoré ! Ça aurait été parfait avec un peu plus de vent au début. Dans la pétole, on n’était pas très performants, ce qui nous a fait perdre du temps dès le départ et a été frustrant. Ensuite, on a rencontré toutes sortes de conditions : on a pu naviguer au près, au portant, au reaching, en testant toutes les voiles, et c’était génial. Il y a eu de beaux moments au contact, notamment en Manche avec toute la flotte regroupée : c’était chouette de voir les autres bateaux, en direct ou à l’AIS. Puis on a bataillé avec La Mie Câline, ce qui nous a motivés à trouver le bon mode pour avancer vite. On a même réussi à revenir un peu sur TeamWork – Team Snef à la fin, ce qui a été une belle satisfaction. La course a aussi été physique, avec de nombreuses manœuvres, empannages et virements. C’était agréable de partager l’effort en équipage : chacun prenait son tour pour éviter que l’un de nous soit épuisé. Vito (Ripa du Meana), notamment, a beaucoup donné et a sans doute terminé avec le plus de courbatures ! On a conclu en partageant un petit apéro tous les cinq, avec chips et gâteaux, pendant qu’on filait au portant : un moment simple mais tellement agréable. Le temps a filé grâce à l’excellente ambiance à bord. Tout le monde travaillait ensemble, s’entraidait, et c’est ce que je retiendrai le plus : cette équipe exceptionnelle, soudée, qui a su créer une atmosphère géniale, même avec Josselin, notre ORB, qu’on connaissait moins bien. Cette cohésion, c’est ce qui a rendu ce voyage vraiment unique. »

Benjamin Dutreux (4CAD – La Mie Câline)

« C’était vraiment incroyable ! On a eu tous types de conditions et, jusqu’à la pointe de l’Angleterre, c’est resté hyper serré entre les bateaux : on s’est régalés avec des petits bords, des empannages, plein de croisements… On a profité jusqu’au dernier instant, avant que les autres nous distancent un peu. Le long des côtes irlandaises notamment, on était vraiment proches, c’était génial. C’est rare de vivre une course où l’on voit autant la côte et où l’on découvre de nouveaux endroits. Ensuite, on a essayé de s’accrocher à Initiatives Cœur, mais ils ont été plus forts que nous, notamment sur deux ou trois placements à la fin, et ils ont réussi à prendre le large. On est quand même restés longtemps au coude-à-coude avec eux, et ça nous a vraiment motivés pendant toute la remontée : on s’est donné à fond pour essayer de les tenir. Après, les conditions sont devenues un peu plus difficiles pour notre bateau et ils se sont échappés. La remontée le long du DST Calais a été bien tonique, on s’est régalés. Jaco (Caraës, le Directeur de course) nous a fait enchaîner plusieurs virements, ce qui nous a permis de nous entraîner pour la suite (Rires) Comme dit Cali, maintenant on est prêts pour la Transat Café L’Or ! On est arrivés tardivement, le bateau a été mis à l’eau très tard et nous n’avions navigué que deux fois avant la course. Damien (Seguin) et Axelle (Pillain) connaissaient très peu le bateau, mais ils ont été incroyables. On a vraiment formé une belle petite équipe, c’était super ! Le tour des îles Britanniques, c’est un vrai voyage de dingue ! On a découvert des paysages magnifiques, des îles, des fjords… C’était très différent de ce qu’on voit habituellement en course au large, ça m’a un peu rappelé l’esprit du Figaro, mais à une tout autre échelle. »

Szabolcs Weöres (New Europe) :

 « C’était une course vraiment complète, intense, et au final, bien plus qu’une simple régate pour moi. Après mon abandon sur le Vendée Globe, un nouveau chapitre a commencé. Cette épreuve marquait la première étape de cette nouvelle histoire. Être au départ, aussi tôt, avec une nouvelle équipe, c’était déjà une forme de victoire. Je suis très heureux, car cela prouve que je suis toujours dans le match. Le début de course, dans les petits airs, nous a bien réussi. Ce sont des conditions qui me sont familières. Je viens d’un pays sans accès à la mer, on navigue beaucoup sur des lacs, alors on est habitués à manœuvrer dans le vent léger. Et puis, dans ces conditions, notre bateau avait moins de désavantages. Toute l’équipe est composée de bons marins, et je pense qu’on a su bien jouer notre carte. Quand le vent a forci, c’est devenu plus engagé, mais là aussi, on a pris beaucoup de plaisir. On a navigué à de très belles vitesses, en pilotant à la main, en mode performance. Il y avait une belle énergie à bord pour les changements de voile, pour faire avancer le bateau. C’était intense, mais très fun aussi. Le parcours, lui, était très différent de ce à quoi on est habitués. C’était très stratégique et surtout très tactique. Il fallait rester concentrés en permanence, notamment sur les aspects de navigation pure. C’était un excellent terrain de jeu, parfait pour progresser et préparer la suite. »

+ d'actualités
& médias

Restez informé

Inscrivez-vous à la newsletter

Les partenaires

Partenaires titres
Partenaires premium
Partenaires scientifiques
Fournisseurs officiels
Partenaires médias
Label de la course
Avec le soutien de